Santo Palato
Son nom pourrait se référer au palais qu’il régale, mais il rend en fait hommage à la Taverna del Santopalato, siège du mouvement de la cuisine futuriste à Turin. Dans les années 1930, on pense que le futur de la cuisine ne sera qu'esthétique, on revoit les formes, les alliances de goût, la composition des assiettes, le tout en réaction au fascisme montant de l’époque qui tente de tout rendre droit et carré. C’est ainsi que la cheffe Sarah Cicolini s’en inspire. Originaire des Abruzzes, la romaine d’adoption nous invite dans son décor entre trattoria ancienne, chaise en bois, table en marbre, sol carrelé et restaurant new wave avec affiches graphiques et logo de devanture vintage auto-éclairé. Ici la mondeghili originelle (boulette de viande milanaise) de la grand-mère disparaît sous une épaisse couche de chapelure dorée et la viande hachée se transforme en effiloché fondant de queue de bœuf. La grande sphère parfaite se mange à la cuillère, pour littéralement casser la croûte et aller du croquant au moelleux. Côté classique, comment parler d’un palais sacré à Rome sans parler du saint plat ? Bien sûr, la carbonara y est exquise, et l'amatriciana aussi. On accompagne le tout d’un choix à faire parmi les 1200 étiquettes de vin. Et pour le dessert, on opte pour le maritozzo redoutablement efficace, ou le choux à la crème, ganache au café, poivre long et cerises pour le pas de côté de fin de repas.





